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Don Quichotte ou la caricature intelligente.

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1571, Miguel de Cervantès participe à la célèbre bataille de lépante en méditerranée au côté de l’armée Espagnole, qui permettra de repousser l’essor de l’empire ottoman sur cette mer que les turcs dominent depuis longtemps.

 

Le futur écrivain était pourtant promis à une carrière militaire flamboyante, avant qu’un événement dans sa vie ne vienne redistribuer les cartes du destin…

 

Il sera, lui et son frère Rodrigo capturé en méditerranée sur le chemin de retour vers l’Espagne par les célèbres corsaires turcs qui régnaient alors sur cette mer. Il séjournera 5 longues années à Alger avant qu’il ne soit libéré et qu’il puisse retrouver son Espagne natal.

 

A son retour, cette expérience l’aura transformé à jamais et l’aura sûrement influencée dans ses aspirations littéraires.

 

En 1605 il publiera la première partie de Don Quichotte aujourd’hui considéré comme l’un des romans les plus importants de la littérature mondiale et comme le premier roman moderne.

Le personnage principal est un homme obsédé par les récits de chevalier, qui finit par se créer un monde imaginaire dans lequel il se prend pour un de ces héros que l’Espagne du XVI e siècle glorifie de manière excessive pour l’écrivain.

 

Cervantès écrivit ce roman sous forme de caricature, afin de tourner en dérision l’héroïsme et l’esprit chevaleresque qu’il trouvait absurde dans ce pays marqué par l’inquisition et par un esprit encore moyenâgeux.

 

Ce qui me frappe dans cette histoire, c’est que l’écrivain aurait pu se venger à son retour d’Espagne en caricaturant Mahomet, le prophète de cette religion qui la tant malmené pendant de si longues années, il aurait pu, grâce à sa plume avisée, dénigrer le méchant Turc à travers un de ces romans ou une nouvelle, mais il ne l’a pas fait, bien au contraire.

 

D’après les historiens, durant son séjour à Alger Miguel en aurai profité pour observer et comprendre avec respect et admiration une religion et une nation qu’il découvrait et qu’il ne connaissait pas.

 

A son retour d’Espagne, il décida d’écrire un roman d’une grande envergure sous forme de caricature pour critiquer les mœurs de sa société, mais quel roman ! L’histoire était tellement drôle et si intelligemment bien construite qu’elle a vite conquise l’Espagne entière et bientôt le monde. Ce livre a su faire l’unanimité car il mettait en scène un personnage fictif et ne visait personne, c’est la tout le génie de l’auteur.

 

Si Miguel de Cervantès a voulu dénigrer les récits de chevaliers, j’ai pourtant trouvé chez lui un grand esprit chevaleresque car il aurai pu caricaturer l’islam et les Turcs pour se venger, ayant connaissance de la tragédie qu’il à vécu mais il ne l’a pas fait, pour quel raison ? Lui seul le sait.

 

Pour moi, c’est la leçon que Miguel de Cervantès a donné au monde, plutôt que d’avoir été emporté par la colère et la haine à cause de cette mauvaise expérience, il s’en est sûrement servi pour construire quelque chose de bien meilleur…. Étant moi même Algérien, j’ai décidé d’écrire ce texte un peu pour lui rendre hommage.

 

Certains caricaturistes de notre époque devraient songer à imaginer de telle histoire, à la fois drôle et intelligente, si leur but était de vraiment tourner en dérision la religion, mais ont préféré choisir la facilité en publiant de simple dessins vulgaires et surtout, qui ne transmettent rien sinon la division.

 

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